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.Gens d'ailleurs |
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| Ingrid Fourcade, jeune
maman d'un petit Paul (2 ans et demi), est
à Bangkok depuis un mois. Elle a quitté
la région parisienne (Fontainebleau)
pour retrouver son mari, Marc, en poste à
Bangkok depuis deux mois et demi. Initialement
hermétique à l'Asie, Ingrid
apprécie la Thaïlande. |
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http://www.bangkok-thailande.org |
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B-T: D'après
les propos de Marc, juste avant votre arrivée,
quels étaient vos sentiments?
I.F.: "Marc me disait que
la ville grouille de monde; il y a des gens
partout qui s'affairent dans tous les sens,
parfois, il y a même des éléphants
dans la rue. Il y a des petits marchands de
"bouffe" partout... Et malgré
tout cela, je n'arrivais pas à mettre
d'image parce que je ne connaissais pas. J'avais
juste vu des reportages -genre TV- sur la
Thaïlande. Et en fait, quand je suis
arrivée là, ce qui m'a surprise,
c'est que tout me paraissait normal. Je n'ai
pas eu de choc. Ni la chaleur étouffante,
ni le fait que ça grouille ne m'ont
étonnée, j'étais hyperpréparée
en fait. Je m'attendais vraiment à
tout ce que j'ai vu. Et maintenant que je
suis là, je m'y trouve bien".
B-T: D'entrée
de jeu, qu'avez-vous trouvé de remarquable?
I.F.: "Le sourire, les Thaïs
ont le sourire jusqu'aux oreilles, ils sont
prêts à te guider, à t'aider.
Ils sont très serviables. La sécurité
aussi. C'est vrai qu'ici, tu te sens en sécurité
partout. Ici, tu te sens bien tout de suite.
Autrement, avant de venir, j'appré-
hendais beaucoup quant à la prosti-
tution, j'avais peur d'être choquée,
de subir des images de prostitution, de débauche
et d'être au cur de tout ça.
Et finalement, je ne vois rien, je ne croise
que des Thaïlandaises et je serais incapable
de dire celle-ci se prostitue, celle-ci-pas,
je ne sais pas ou je refuse de le voir, mais
je n'irais pas chercher du côté
des gogo-bars. Je n'ai pas envie.
Autre chose, les gens qui mendient... C'est
aussi quelque chose qui choque. Ces gens estropiés
me renversent le ventre (...) mais ce qui
me choque, j'essaie de l'apprivoiser petit
à petit". |
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| .Rencontre
avec l'Asie |
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Bangkok-Thaïlande:
Que connaissiez-vous
de Bangkok et de la Thaïlande avant votre
arrivée? Ingrid
Fourcade: "Alors déjà,
c'est assez drôle parce que je n'étais
pas du tout attirée par l'Asie. C'est
à dire, même dans mes projets
de vacances, plein de choses m'attirent, dans
des extrêmes divers, mais l'Asie a priori
pas. Mes parents ont fait un voyage en Thaïlande
en passant par Bangkok il y a un peu près
cinq ans, j'avais vu leurs photos, ils m'avaient
parlé de leur séjour. Et, je
me suis dit que ce n'était vraiment
pas un voyage pour moi, pourtant je ne connaissais
absolument pas. Je ne sais pas pourquoi, est-ce
la culture, les gens... en tout cas, cela
ne m'attirait pas". B-T:
In fine, qu'aviez-vous
retenu du voyage de vos parents?
I.F.: "J'avais le souvenir
de Thaïlandais très souriants,
de la misère dans le nord du pays et
de gens qui vivaient heureux malgré
cette misère. J'ai en tête les
images de familles hyper- pauvres avec des
petits gamins qui ont l'air de vivre bien,
d'être heureux, de s'amuser de pas grand
chose alors que tu les vois dans la "crassepouille"
et la misère que toi, tu juges sordide
a priori". B-T: Je
suppose qu'avant de venir, vous vous êtes
interrogée pour vous faire une nouvelle
idée sur le pays, quelles étaient
vos interrogations? I.F.:
"J'ai commencé à acheter
des guides, consulter des cartes mais ce qui
me préoccupait vraiment, c'étaient
le problème de la pollution et de notre
installation à Bangkok. Marc m'a dit
qu'il y avait moyen de trouver un bel endroit,
confortable dans la ville. C'était
un peu la condition pour qu'on vienne, Paul
et moi. On s'était bien dit que Marc
partait avant nous, un mois, un mois et demi,
voire plus s'il faut, pour tout préparer.
Par ailleurs, on nous a pas mal mis en garde
contre toutes les maladies et qu'il fallait
faire très attention à Paul
et veiller à ce qu'il soit bien vacciné.
Ça nous a fait un peu peur".
B-T: Finalement,
où avez-vous trouvé la motivation
pour venir en Thaïlande?
I.F.:
"Connaître une autre culture, une
autre vie, un autre quotidien, vivre le dépaysement,
c'est très intéressant. Quand
tu vis pleine- ment asiatique, ça change
tout. L'autre jour en faisant mes courses,
j'ai pris un dépliant et je me suis
amusée à regarder tous les produits.
Tout est écrit en thaï, tel produit
n'existe pas chez nous et d'ailleurs, il n'y
a qu'un quart des produits que l'on trouve
chez nous sur cette page. Et ça, je
trouve que c'est marrant. Moi qui n'avais
jamais bougé de chez moi, sauf avec
mes parents pour les vacances, j'avais envie
de voir autre chose, mais vivre ailleurs,
je ne connais pas". |
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| Gens |
Bangkok
avant et
après
la crise
La Thaïlande: expérience intéressante à vivre
Pour le pays, le sourire
et la cuisine thaïe
Je n'étais
pas du tout
attirée par
l'Asie
Le Thaï
est très
tolérant. Trop tolérant
On
dit que c'est le pays du sourire, c'est vrai
En
Thaïlande, voir autre
chose que Bangkok
Il faut donner une autre
image de ce pays
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