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.Les Thaïs seraient superstitieux, tiens tiens… |
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| Devenons-nous ce
que nous sommes, ou sommes-nous ce que
nous devenons? Quelle que soit la réponse,
il est certain que les croyances influencent
la culture. Les Thaïlandais (enfin,
presque tous!) sont attachés
à certaines règles parfaitement…
irrationnelles pour nous Occidentaux
(enfin, presque nous tous !). |
| ©
http://www.bangkok-thailande.org |
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| Maison des esprits
de la propriété de Jim
Thompson à Bangkok |
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>> Prenons pour commencer la numérologie.
Elle est associée à nombre d’activités
dans la vie des Thaïlandais. Le chiffre 9,
par exemple, est synonyme de progrès, tout
simplement parce que phonétiquement, le mot
thaï pour 9 (kào) évoque l’équivalent
(thaï) de notre «grand pas en avant»
(kào nah). Et dans la pratique, lorsqu’un
hôtel rénove une de ses annexes, la
direction en planifie (astucieusement) la réouverture
précisément à 9 h 09 du matin.
Inversement, et c’est bien le cas de le dire, le
6 («hok») n’est pas considéré
comme porte-bonheur car cela rime avec «tok»,
la chute, en thaï. D’où le fait que
la plupart des Thaïlandais évitent de
programmer une cérémonie à
une heure comportant le chiffre 6.
Vous avez certainement remarqué la présence
presque habituelle d’un temple miniature devant
les résidences privées, magasins,
hôtels ou les immeubles de société.
En siamois, on appelle ça le Saan Phra Phoum.
Ce n’est pas un abri pour les oiseaux, comme certains
touristes, à première vue, pourraient
le croire, mais un autel pour rendre hommage à
l’esprit (et maître) du lieu, le «Jao-thi».
Accompagnées par des prières et des
salutations quasi quotidiennes, des offrandes (nourriture,
eau lustrale, fleurs, encens...) sont régulièrement
déposées sur son parvis par les habitants
de la maison qui espèrent que cet esprit
local veillera sur eux autant qu’eux-mêmes
veillent sur son bien-être.
Pour ceux qui ont un jardin, on plante des arbres
avec des noms qui attirent la chance. Entre
autres, le «ma yom» (donnant un
fruit amer, appelé «groseille à
maquereau»), qui est supposé garantir
l’admiration des collègues de travail.
La raison en est encore une correspondance phonétique:
en thaï, admiration se dit "ni-yom" et
donc rime avec «ma-yom». A noter
que, par respect pour cet arbre, les Thaïs
n’y attacheraient jamais une corde à
linge, par exemple. Faisant aussi partie de
l’arboretum porte-bonheur, le jaquier, ou arbre
à pain, est aussi très prisé
car il se prononce «kanoun» en thaï
et n’est pas sans rappeler l’expression «sanap-sanoun»,
i.e. le soutien (physique, moral et pourquoi
pas… économique!), notamment de la part
du milieu professionnel. Tout ceci est évidemment
en ligne directe avec les mantras hindous qui
sont des formules rituelles, en langue sanskrite,
censées contenir et donner un pouvoir
spirituel (au récitant) en alliant signification,
rythme et sonorités. Vous aurez aussi
remarqué que les lézards (jing
jok) sont très respectés dans
les maisons thaïes. Outre le fait qu’ils
vous débarrassent des insectes, ils servent
également de bons ou mauvais augures:
s’il y en a un qui tombe devant vous au moment
où vous devez sortir, cela ne présage
rien de bon, mieux vaut reporter le départ.
Si vous êtes confortablement installé
sur votre sofa pour passer la soirée
en famille et qu’un lézard vous choit
sur la partie gauche (de votre anatomie), c’est
négatif. Par contre, c’est considéré
comme positif s’il atterrit sur votre dextre
(j’ai bien dit dextre!). Mais dans la plupart
des cas, il reste collé au plafond, fort
des crampons que la nature lui a donnés.
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| Société |
Les
Thaïs
seraient
superstitieux,
tiens tiens
Des
seins
d'acier
(recette)
Le
porte-à-
porte
enfin
réglementé
Tous
uniformisés
d'une même
couleur
Pas
le
temps
d'aimer
Un
Bouddha
de 200 ans
refait à neuf:
Un art!
La
police
thaïlandaise
fait son petit
business
A
Bangkok, le
Thaï au volant
est un autre
homme
Les
mains
tendues des
mendiants de
Bangkok
Le
transport
marginal des
aliments
délicats
Les
filles du
pays attirent
les gars de
l'occident
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